Voyager en Ouzbékistan

Voici ce que nous pouvons retenir de notre séjour de trois semaines et demi en Ouzbékistan. Nous avons pu visiter les principaux sites touristiques du pays pour le plus grand plaisir de nos yeux. Incroyables que sont ces joyaux architecturaux de l’époque tamerlane ou post-tamerlane ! Y aller en avril-mai est sans doute le meilleur moment afin d’éviter les fortes chaleurs qui commencent dès la fin mai.

 

* Les 10 choses qui nous ont le plus marqués :

les contrôles de police incessants, en  ville, sur la route, dans les magasins… Même si nous ne sommes jamais tombés sur des policiers mal-intentionnés, la répétition des contrôles et parfois juste pour regarder ta photo d’identité en rigolant, peut s’avérer pesante.

– le cul de leurs moutons ! :D Le mouton Çayhana, qui est mangé matin, midi et soir a été sélectionné durant des siècles  pour cette graisse aux fesses qui est vendue au bazar plus chère que la viande. Elle est utilisée dans tous les plats, notamment le plov qu’on vous conseille en version « fait maison » ! Miam !

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l’architecture magnifique, caractéristique de l’Asie centrale avec ses coupoles turquoises, ses faïences bleues, ses pichtaks démesurés

15_06_15 coupole bleue

– le vif intérêt des Ouzbeks pour les visiteurs, souvent synonyme d’accueil et d’hospitalité. Cas : particulier : les taxis présents PARTOUT, dans tous les endroits stratégiques, très souvent très insistants voire collants (nous suivant même dans le café où nous mangions), ne voyant en nous qu’une potentielle course pour laquelle il faut se battre jusqu’au bout !

–  le nombre de femmes enceintes, de nourrissons et bambins parmi la population

– la chaleur : c’est quand même pas tous les mois de mai et de juin que nous atteignons les 46 degrés à l’ombre, que nous ressentons la chaleur de l’air même dans les yeux !

 

– l’accès à internet très mauvais mais “volontairement”, ahhhh, douce dictature…

– les traversées du désert, ces étendues de sable et de quelques touffes d’herbe ne laissent pas de marbre, d’autant qu’aussitôt qu’on y pose le pied et qu’on y regarde de plus près, on découvre la diversité de la vie qui s’y développe.

15_06_03 désert

– le balayage !! Partout des gens payés à balayer le trottoir, la route, l’herbe, … ! Ou comment mettre place une politique de plein emploi. A mettre en relation avec ceux qui sont payés à couper l’herbe des parcs aux ciseaux, ahhhh, douce dictature…

– l’utilisation de l’eau incompréhensible : arroser les parterres d’herbe à deux heures de l’après-midi mais aussi les routes, les trottoirs, les devants de maison, les toits mais surtout aussi LE DÉSERT !  Oui oui en plein milieu d’une route dans le désert un camion était chargé d’arroser abondamment la route… Et pendant ce temps, en mer d’Aral…

 

* La nourriture en Ouzbékistan

Nous retrouvons beaucoup de plats que nous avions au Kazakstan et même en Russie mais avec quelques nouveautés :

– le plov ! le plat traditionnel qui est cuisiné uniquement le midi, à base de riz, de gras de mouton et de mouton, très bon et copieux !

15_06_2 plov

– les Samsas cuits dans les fours traditionnels tandir, au mouton, boeuf, pomme de terre, choux… pour un petit en cas à l’unité ou un repas par 3, 4 ou 5 on se régale !

– toujours les shashliks, matin midi et soir, au mouton ou boeuf

– les langmans : les pâtes d’Asie centrale cuisinées dans une sorte de ragout avec des légumes (choux, oignons…) et de la viande (inutile de préciser que c’est du mouton)

– les mantis : ces raviolis qui étaient plus petits et appelés pelménis en russie

 

*Questions les plus posées :

– Atkouda ?? = d’où venez-vous ? Question qu’on a dû entendre plusieurs centaines de fois dans la rue

– Etes-vous mariés ? (interrogation vu qu’on est 3, puis question sur les enfants)

– De quelle religion êtes-vous ?

– Ouzbékistan ralachoooo? (= vous trouvez que c’est bien l’Ouzbékistan?)

15_06_11 femmes

 

 

 

 

 

*Le coût de la vie

- Hébergement : en raison de l’enregistrement obligatoire tous les 3 jours dans le pays pour les étrangers, nous avons été forcés d’aller à l’hôtel beaucoup plus régulièrement que ce que nous faisions jusqu’à maintenant ce qui a de fait augmenter notre budget logement. De plus, l’Ouzbékistan s’étant massivement ouvert au tourisme, les hôtels ne sont pas si bons marchés que cela par rapport au cout de la vie, étant à seule destination des touristes étrangers. Compter 12 euros pour une chambre moyenne. Aussi, dans la vallée du Ferghana, des hôtels bons marchés n’étaient pas habilités à recevoir des étrangers… Toutefois, nous avons pu passer une nuit très peu chère dans un ancien hôtel (comprendre un bloc de béton) soviétique à Termiz. L’hospitalité ouzbèk nous a également permis d’économiser des nuits à l’hôtel.

À savoir : malgré la règle de l’enregistrement, la plupart des voyageurs que nous avons rencontrés n’ont jamais eu à prouver leurs enregistrements, et nous non plus.

- Restauration : les fameux stolovayas se font très rares  en Ouzbékistan, nous retrouvons à la place les “Kafés” où pour quelques euros nous pouvons manger un plat de spécialité du pays. Les bazars sont toujours aussi luxuriants avec toujours autant de bonnes odeurs de fruits et légumes, avec du pain excellent, encore un très bon moyen de manger correctement pour vraiment pas cher ! Même système qu’au Kazakhstan !

-Déplacements : les marshouktas sont toujours là, le bus également ainsi qu’un réseau de train que nous avons pu tester de nuit : très efficace et confortable quoique bien long ! Le prix reste bon marché. Cf notre article sur les moyens de transport en Ouzbékistan.

15_06_10 voitures

* Le stop en Ouzbékistan

Ce n’est pas évident en raison des taxis ! En effet, puisque n’importe qui dans sa voiture peut s’autoproclamer taxi. Donc lorsque nous tendions le bras au bord de la route, les gens nous demandaient “pour combien ?” et lorsque nous expliquions que nous faisions du stop, ils ne savaient juste pas ce que c’était, la barrière de la langue n’aidant pas…

Mais les Ouzbeks étant très hospitaliers et curieux, nous avons réussi à faire du stop, nous finissions toujours par être pris (sans trop attendre d’ailleurs). La seule chose étant de clarifier que nous faisons du stop et que par conséquent c’est sans argent et taxi. Ce qui peut parfois dérouter, c’est que les ouzbeks ont parfois du mal à comprendre le principe du stop, et veulent gentiment nous déposer à la gare routière malgré nous…

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