Hospitalité et traditions ouzbèkes : premier contact !

C’est après 2h de taxi depuis Shymkent que nous rejoignons la frontière ouzbèkes sous les désormais habituels 35 degrés.

Nous resterons 2 petits jours dans la capitale, le temps de voir les quelques points d’intérêts, dont notamment  le très grand Chorsu bazar. Fruits, légumes, épices et fruits secs aux mille saveurs sont ici pour le plaisir du nez et des yeux, sans compter que les vendeurs ne manquent pas de nous alpaguer pour nous faire gouter leurs produits. Sous la grosse coupole, ce sont les produits frais, viande à volonté avec la hâche et le billot pour vous en couper une fine tranche, crème, laghman (sorte de pâtes), kéfir (yaourt) et j’en passe.

 

Il y a forcément ce que vous cherchez au bazar !
Il y a forcément ce que vous cherchez au bazar !

 

Le soir nous retrouvons Murat, le fils d’une amie connue en Géorgie, qui nous emmène à un vernissage de céramique, où le “patron de la céramique” du pays est mis à l’honneur pour fêter ses 70 ans. Et de fil en aiguille nous nous retrouvons invités au “modeste repas” pour fêter l’évènement. Les femmes d’un côté et les hommes de l’autres, nous en short au milieu des autres, on profite du très copieux repas !

Jolies céramiques !
Jolies céramiques !

Tashkent est une ville vieille de 2000 ans mais rien ne le laisse deviner : un séisme a secoué la ville il y a 45 ans, d’autant que le passage de l’URSS et de Karimov ont modelé la Tashkent actuelle. D’énormes bâtiments d’une blancheur immaculée et les néons de complexes commerciaux flambants neufs (où les logos des grandes marques que nous connaissons sont utilisées par des entreprises nationales) tranchent avec le bitume sombre des artères à 6 voies ou plus (où seules des voitures fabriquées en Ouzbekistan roulent). Le tout est aéré par de grands parcs où continuent à se perdre en abondance les eaux du Syr-Daria. Cependant en cherchant bien on peut rapidement se retrouver dans des petites rues fraîches aux blanches habitations basses en torchis ou en briques, organisées en cellule familiale autour de cours intérieurs communes.

 

Le lendemain en fin d’après-midi nous décidons de partir vers le lac Tcharvak pour y planter la tente. Il fait déjà nuit quand nous arrivons (seulement) à Gazalkent, nous achetons du bon pain qui sort du four, et nous demandons aux vendeuses où nous pourrions planter la tente car il est trop tard pour rejoindre le lac. Ni une, ni deux, nous voilà inviter à passer la nuit chez une des dames.

Ce sera donc chez la famille du boulanger que nous serons hébergés. Bien entendu, nous serons accueillis autour d’une bonne soupe et du reste du repas, pris semi-couchés sous les treilles centenaires de la cour intérieure. Le lendemain, nous passons la matinée avec l’un des boulangers (l’autre étant son frère), et nous assistons à la fabrication et cuisson du pain dans le four traditionnel. Dans la famille tout le monde participe à l’entreprise à sa manière, sauf les enfants bien qu’ils soient en vacances (d’après ce que nous avons pu voir à de nombreux autres endroits, ils sont plutôt chanceux dans cette famille) : les 2 frères font le pain, le cousin assure les allers-retours au bazar pour alimenter l’étale, les femmes vendent et la grand-mère reste avec les enfants.

Premier défi relevé : photo trigénérationelle !
Premier défi relevé : photo trigénérationelle !

 

Une fois arrivés au lac, nous pique-niquerons sans y passer trop de temps, les jet-ski en folie sur le lac ne nous attirent  pas plus que ça.

 

Une nuit de train (confortable) nous attend pour le festival annuel “Soie et épices” de Bukhara ! Cela nous aura permis de découvrir ce joyaux architectural sous son meilleur jour avec au programme : danses et musiques  traditionnelles, démonstration des différents sports nationaux, de la soie et des tissus traditionnels partout, une ambiance chaleureuse idéale pour une belle rencontre avec les locaux. Ça permet aussi de marchander le prix d’une sacoche en anglais avec une petite fille de 8 ans, qui elle, ne s’ennuiera pas pendant ses vacances a priori : le matin, c’est elle qui a balayé le trottoir devant le magasin.

 

Danse et musique traditionnelles !
Danse et musique traditionnelles !

 

Ce bouillonnement de couleurs, de voix et d’odeurs d’épices restera sans doute un souvenir impérissable de notre passage dans ce pays… mais il est déjà temps de repartir par le train de nuit pour rejoindre Tashkent où Philippe nous rejoindra après quelques péripéties d’avion pour vivre avec nous la suite de l’aventure !

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